Sous pression, les Gunners ont décroché une victoire importante, mardi lors de la 5e journée de la Ligue des Champions, en dominant Hambourg 3-1 à l'Emirates Stadium. Mais les hommes d'Arsène Wenger ont dû batailler ferme après avoir été pris à la gorge dès la 4e minute de jeu. Menés au score à la pause, ils ont ensuite réagi par l'intermédiaire de van Persie (52e), Eboué (83e) et Baptista (88e). Un succès qui leur permet de rejoindre Porto, vainqueur du CSKA Moscou (2-0), en tête du groupe G avec 10 points. Arsenal reprend des couleurs...
Bien qu'il n'ait pas trouvé le chemin des buts, Henry pouvait être satisfait de la prestation d'Arsenal. Les Gunners seront passés par toutes les émotions ce mardi soir. Face à une équipe de Hambourg déjà éliminée, sans le moindre point à se mettre sous la dent dans ce groupe G, mais également en grande difficulté en Bundesliga avec une alarmante 19e place, Arsenal s'est fait très peur. Sous pression après leur défaite (1-0) puis leur match nul (0-0) face au CSKA Moscou, les coéquipiers de Thierry Henry ne s'imaginaient sans doute pas vivre un début de match aussi cauchemardesque. Dès la quatrième minute, van der Vaart ouvrait la marque pour Hambourg. D'une superbe frappe du droit à plus de vingt mètres, le capitaine néerlandais trompait Lehmann (1-0, 4e). Coup de froid sur l'Emirates Stadium...
Pris à la gorge et surpris par la combativité du club allemand, les Gunners, sous le regard d'un Arsène Wenger soucieux, ne tardaient toutefois pas à réagir. Une solide frappe de Hleb faisait ainsi trembler la transversale de Wächter (13e), avant que Thierry Henry ne soit tout près de smasher de la tête un centre adressé par Fabregas (20e). Hambourg de son côté jouait sa chance à fond, sans faire le moindre complexe. A l'image du milieu de terrain iranien, Mahdavikia, qui donna quelques sueurs froides à la défense d'Arsenal sur un tir dont la trajectoire ne passait pas loin de la cage de Lehmann (33e). Alors que la partie se jouait sur un rythme très soutenu, les actions s'enchaînaient d'un but à l'autre. Quatre minutes plus tard, la défense allemande ne savait plus où donner de la tête, avant que Mahdavikia ne donne de l'air à ses coéquipiers en sauvant les siens sur sa ligne (37e).
Wenger: "On a commencé par l'hospitalité d'usage"
Les bras croisés, la mâchoire serrée, Arsène Wenger pouvait se faire du souci à l'heure de rejoindre les vestiaires. Menés au score malgré leurs occasions, les Gunners jouaient dangereusement avec le feu... "Seule, la volonté ne suffit pas. Les joueurs doivent être détendus et concentrés et le reste viendra naturellement", avait confié l'entraîneur d'Arsenal avant le match. Son message aura été entendu par ses joueurs, bien plus réalistes en seconde période. A la 52e minute, van Persie sonnait la révolte. Bien servi par Fabregas, il trouvait la faille sur un tir à ras de terre du droit (1-1).
Dès lors, Flamini et consorts ne desserraient pas l'étau pour prendre progressivement l'ascendant. Entré à la 75e minute à la place de Ljungberg, Theo Walcott, la petite perle du football anglais, faisait la différence en cette fin de match. Tout d'abord en servant Eboué, qui trouvait le chemin des filets sur un tir croisé à ras de terre (2-1, 83e). Puis, en adressant un centre millimétré pour Baptista. Ce dernier reprenait de la tête pour porter le coup de grâce (3-1, 88e). Les finalistes de la dernière édition tenaient leur victoire... Désormais, en tête du groupe G, Arsenal pouvait afficher son soulagement, après être revenu de très loin. "On a commencé par l'hospitalité d'usage", commentait avec ironie Arsène Wenger au micro de Canal +. "Pour nous, c'était une question de patience. (...) Hambourg a beaucoup baissé en seconde période. Après la pause, on a trouvé plus de profondeur dans notre jeu, alors qu'en première mi-temps, notre jeu était trop latéral."
Place maintenant au FC Porto le 6 décembre pour tenter de décrocher la qualification pour les huitièmes de finale. Un match que ne disputera pas Thierry Henry, suspendu après avoir hérité d'un carton jaune ce mardi soir, son deuxième de la compétition.
Thierry Henry, l'attaquant d'Arsenal, n'a pas encore trouvé ses marques dans le nouveau stade des Gunners, l'Emirates Stadium, antre des Londoniens depuis le début de la saison. "J'en suis à cinq buts en huit matches dans ce stade, mais je ne m'y sens pas encore comme chez moi. Peut-être que je tentais des choses à Highbury que je ne tentais pas ici, mais c'est naturel, je connaissais Highbury par coeur", a-t-il confié à la chaîne Skysports.